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Empire Arabe : les Nabatéens et la cité de Pétra Documentaire (400 à 106 av J.C)

Empire Arabe : les Nabatéens et la cité de Pétra Documentaire (400 à 106 av J.C)

2020

Sculptée à-même la roche rouge et vibrante des falaises, la cité jordanienne de Pétra a échappé au regard du monde occidental pendant des centaines d’années. Située au milieu des montagnes du désert, dans l’actuel sud-ouest du Royaume hachémite de Jordanie, Pétra était autrefois une ville prospère, capitale de l’empire nabatéen entre 400 et 106 av. J.-C. La cité est restée à l’état de vestiges pendant des siècles. Ce n’est qu’au début du 19e siècle qu’au cours d’un voyage un Européen s’est déguisé en bédouin pour se faufiler dans la mystérieuse ville antique. En 1985, le parc archéologique de Pétra a été ajouté à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, et en 2007 il a été ajouté à celle des sept nouvelles merveilles du monde. Créée dans l’Antiquité, vers la fin du viiie siècle av. J.-C., par les Édomites, elle est ensuite occupée vers le vie siècle av. J.-C. par les Nabatéens qui la font prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l’encens, les épices et d’autres produits précieux entre l’Arabie du Sud, l’Égypte, la Syrie et la Méditerranée. Vers le viiie siècle, la modification des routes commerciales et des séismes entraîneront l’abandon progressif de la ville. Pétra a abrité à son apogée jusqu’à 25 000 habitants. Tombé dans l’oubli à l’époque moderne, le site est redécouvert en 1812 par le monde occidental grâce à l’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt. Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales ont été directement taillées dans la roche, en font un ensemble unique qui est inscrit, depuis le 6 décembre 1985, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La zone autour du site est en outre, depuis 1993, un parc national archéologique. L’érosion, les pluies et le tourisme — en progression constante depuis la fin du xxe siècle — sont cependant une menace pour la préservation du site et des actions sont entreprises pour enrayer la destruction des monuments. Les communautés locales bédouines, les Bedul, sont intégrées de manière participative à la préservation du site de Pétra et à l’économie du tourisme. Mais, victime de l’instabilité politique de cette région du monde, le site connaît, au cours de certaines années, une baisse de la fréquentation touristique qui entraîne une perte de revenus pour les communautés locales qui vivent du commerce touristique.

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