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Histoire de la 1ère Guerre mondiale Ep07 L’aviation des As

Histoire de la 1ère Guerre mondiale Ep07 L’aviation des As

2015

Le 5 octobre 1914, tout près de Reims, se déroule le premier combat aérien de l’histoire de l’aviation militaire, avec un avion allemand abattu par un appareil français. Très vite l’affrontement aérien va devenir une affaire de spécialistes, une guerre des meilleurs, des « as » du pilotage. Ce sont les Français qui ont employé les premiers cette expression qui a été reprise par les Allemands par la suite. Ces combats aériens sont magnifiés aussi bien par l’opinion publique que par les pilotes eux-mêmes : l’aviation possède un côté noble, chevaleresque. Afin de motiver les pilotes, des « tableaux de chasse » sont tenus et un concours du meilleur d’entre eux, à savoir « l’as des as », est officieusement lancé. On compte même les dirigeables abattus comme des avions pour améliorer son score. La compétition est grande entre les « As » tant au sein d’un camp qu’entre ennemis. Aujourd’hui encore certains s’opposent quant aux victoires homologuées ou non-homologuées : une victoire n’est homologuée que s’il y a au moins deux témoins de la scène. Les seuls dires du pilote vainqueur ne suffisent pas. Cette lutte des As permet aussi d’exacerber le sentiment nationaliste de la population de chacun des belligérants notamment par le biais des revues d’aviation ou dans les quotidiens qui relatent leurs exploits. On ne compte plus les récits des as se battant seuls contre trois adversaires, voire plus, sur l’héroïsme de certaines figures aériennes ou encore de stratagèmes d’attaque plus qu’osés. Le classement des As change souvent, plus par « forfait » d’un adversaire (son décès prématuré !) que grâce aux qualités techniques de l’avion proprement dites. Longtemps ce sont les Français qui ont été en tête du classement jusqu’à la mort de Guynemer, mais l’As des As entré dans l’histoire est allemand : Manfred von Richthofen dit le Baron Rouge, avec 80 victoires homologuées. Le français René Fonck le talonne avec 75 victoires homologuées, même si ce dernier en revendiquait 52 supplémentaires. La popularité d’un pilote dépend plus de son charisme et de son comportement au sol, que du nombre d’avions ennemis abattus. Une victoire avec panache vaut tous les compteurs. Le jeune âge du pilote entre aussi en ligne de compte : Guynemer abattu à tout juste 22 ans et 54 victoires, a plus marqué les mémoires que René Fonck, pourtant l’As des As français, décédé après-guerre. Le respect est mutuel entre ces pilotes et chacun encense les techniques de combats et de vol de l’autre. Toutes les nations ayant participé au conflit mondial ont engagé des moyens aériens et toutes ont un « as » : les Britanniques peuvent revendiquer plusieurs as puisqu’ils comptent ceux des pays membres du Commonwealth, soit 263 victoires pour l’ensemble de l’Empire britannique. Les tactiques de combat aérien se mettent en place avec un avantage pour les allemandes : les pilotes allemands préféraient les grandes formations, que l’on appellera « cirques ». La formation attaque en piqué avec le soleil dans le dos, afin de rester invisible à l’ennemi jusqu’au dernier moment, ce qui laisse très peu de temps à l’adversaire pour réagir. Les pilotes de chasse allemands utilisent la couverture nuageuse comme refuge avant et après les attaques en piqué. Quant aux Britanniques, les formations sont composées de six avions. Le chef de patrouille est devant avec un appareil de chaque côté, formant un V. Deux autres appareils se trouvent au-dessus et à l’arrière, tandis que le sous-chef de patrouille se place derrière la formation. Lorsque le combat s’engage, le groupe se sépare par paires, l’une attaquant et l’autre assurant sa défense. Plus tard, les observateurs embarqués fixeront des miroirs alignés sur la mitrailleuse pour aveugler les assaillants avec le soleil.

Genres / Catégories: 1re guerre mondiale
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